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Don_Angelo

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Posts posted by Don_Angelo

  1. Alors l'été dernier j'avais joué à Lords of Shadow 2, et même si j'avais adoré le jeu, je l'avais trouvé plutôt difficile. Il se trouve que cette difficulté était complétement liée à ma façon de jouer. J'avais terminé le jeu sans utiliser les reliques, en particulier celle pour restaurer les points de vie, ni utilisé correctement le système de maîtrise d'arme. Autant dire qu'en jouant "normalement", c'est BEAUCOUP plus simple. A l'occasion il faudrait que je reprenne le premier.

    JE TRAVAILLE DE NOUVEAU, mais... Tout le monde s'en fout.

  2. J'ai loué Prémonitions (en VO Solace) qui avait attisé ma curiosité à sa sortie, sans toutefois que je ne me décide à le voir à l'époque.

     Difficile de résumer l'intrigue sans trop en dire, l'affiche en disait à mon sens déjà trop. Globalement convenable, le dénouement de l'intrigue est raté et souffre d'un rythme un peu bâtard en se reposant trop sur son postulat surnaturel: Le tueur et le personnage de Hopkins peuvent voir l'avenir et le passé. Le scénario utilise des idées intéressantes notamment sur les questions morales et les motivations du tueur, propices à des développements que le film ne fait qu'effleurer. On pourra déplorer également un manque de tension, ce qui est dommage pour un thriller.

  3. Je voulais installer une application web développée en PHP, dans un environnement de développement. L'idée c'est de faire des tests et de développer quelques fonctionnalités supplémentaires. Il me faudrait une distribution Linux qui puisse faire office de serveur. Un conseil autre que debian, que je hais ?

  4. El Camino est centré autour du personnage de Jesse Pinkman, après le final de Breaking Bad et propose une conclusion à son arc narratif, en plus de donner la perspective de Jesse sur plusieurs événements de la série. Notamment sur sa période de captivité au sein du gang de Todd. La narration émaillée de flashbacks permet quelques caméos de personnages disparus au cours de la série, sans toutefois que cela dérive dans le fan-service outrancier.
    Dans l’ensemble El Camino adopte un rythme posé et pourrait décontenancer, tant pour sa structure un peu décousue que pour son intrigue un peu maigre. Si vous cherchez les étincelles du final de la série, passez votre chemin. Il s’agit en effet de développer le personnage de Jesse et de lui offrir une conclusion qui n’était somme toute pas indispensable.

  5. J'ai vu les deux premiers Urban Legends (Urban Legends et Urban Legends: Final Cut) sur un coup de tête. J'ai en effet peu d'intérêt pour ce genre de films.

    A mon sens, le second est le plus mauvais des deux entre autres parce qu'il se perd entre son propos très premier degré et une volonté certaine d'avoir un propos méta sur le genre en lui-même. Appuyant donc sur certains clichés éculés, sans pour autant les exploiter ou les renouveler. Ainsi l'ambiance ne prends pas, notamment parce que la mise en abyme voulue par le scénario (il s'agit d'une histoire à propos de la réalisation de films, dans une école de cinéma) désamorce toute tension. L'intrigue use de ficelles plus que grossières pour justifier des situations incohérentes. Par exemple, l'héroïne ne peut pas appeler la police parce que l'un des protagonistes a un casier. Quand la police intervient finalement, elle ne dit rien parce que... et bien parce que. La score de Ottman qui est également le réalisateur ne m'a laissé aucun souvenir ou aucune envie d'y revenir. L'ensemble est sans âme et rapidement oubliable. The Cabin in the Woods qui est sorti 10 ans plus tard est un meilleur exemple de film qui réussit à prendre le contre-pied du genre en remplissant son rôle.

    Urban Legends est un slasher classique où les meurtres mis en scènes reproduisent des légendes urbaines sur un campus américain. La mise en scène est efficace, malgré des poncifs et une certaine capacité à créer de fausses pistes. La distribution comprend le lot d'ados tête à claques, quelques personnages plus supportables et quelques gueules cassées tout droit sorties de films de genre. La score de Christopher Young, un habitué du genre, en fait des tonnes sans pour autant démériter. L'ensemble donne lieu à quelques frissons sans avoir besoin d'être trop morbide.

    Ayant épuisé mon quota, je ne m'infligerai pas le troisième volet.

  6. Cela va faire un an que j'utilise les plateformes de streaming Idagio (audio) et Digital Concert Hall (vidéo) pour écouter et regarder des concerts.
    Le répertoire est exclusivement classique, Idagio diffusant en résolution CD un catalogue titanesque avec quelques exclusivités que la plateforme semble produire.

    Concernant Digital Concert Hall, il s'agit des retransmissions en direct des concerts du Berliner Philharmoniker avec les archives des concerts enregistrés.
    Bien évidemment, je ne peux que chaudement recommander l'une ou l'autre. Que ce soit pour la disponibilité irréprochable des services, du catalogue et de son agencement exemplaire. Des services créés par des passionnés pour des passionnés.
    Mention spéciale aux playlists proposées par Idagio, qui sont thématiques ou d'humeur.

    Idagio propose trois formules, dont une gratuite avec publicité. Digital Concert Hall est quant à elle payante. 

  7. Ce 24 juillet le violoncelliste Yo-Yo Ma, qui avait donc collaboré avec le Maestro italien pour produire une série de réarrangements avec soliste, va donner un concert hommage avec le Boston Symphony Orchestra:

    https://www.yo-yoma.com/events-archive/yo-yo-ma-live-on-idagio-homage-to-ennio-morricone/

    Le concert sera diffusé (moyennant paiement) sur la plateforme Idagio.

    Je vous avais déjà parlé de l'album de la collaboration, Yo-Yo Ma plays Ennio Morricone (https://www.hraudio.net/showmusic.php?title=3488) dont j'avais posté plus haut quelques extraits.
    À noter que Yo-Yo Ma avait également collaboré avec John Williams pour quelques arrangements de sa partition de Memoirs of a Geisha et des compositions hors musique de films.

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  8. Ce lundi 6 juillet disparaissait Ennio Morricone, à l’âge de 91 ans et qui restera à jamais associé au western, à la suite de sa collaboration avec Sergio Leone sur la Trilogie du Dollar. Sa production pour la musique de film dépasse pourtant les 500 titres, de qualité variable comme le dira lui-même le maestro.

    Ennio Morricone commencera à écrire pour le cinéma dans les années 50, en tant qu’arrangeur ou nègre de compositeurs plus connus. Dès lors, il se révèle très éclectique dans son style en s’essayant également au jazz, à des formes de musiques expérimentales ou de la musique pop. Ainsi, il écrira par exemple pour Mireille Mathieu ou Zucchero.
    Le début de sa carrière pour le cinéma se fera sur des comédies légères italiennes, genre auquel il reviendra plusieurs fois, en écrivant notamment pour la Cage aux Folles. C’est en collaborant en 1964 avec Sergio Leone, qu’il avait rencontré sur les bancs de l’école, que la carrière du maestro italien prendra de l’essor.
    Dans son tandem avec Leone, les restrictions budgétaires auxquelles il sera confronté obligeront Morricone à recourir à des orchestrations peu habituelles alors, en intégrant des effets sonores, tels que des armes à feu, mélangés à des effets mélodiques pour reproduire les sons de l’environnement. Le célèbre aboiement du coyote dans Le Bon, la Brute et le Truand notamment. L’écriture très typée est riche de motifs fortement évocateurs, avec parfois une adéquation parfaite aux images marquera beaucoup les esprits. Michel Polnareff s’en inspirera très fortement pour écrire la partition de La Folie des Grandeurs et cette approche influencera certainement Hans Zimmer dans son écriture très portée sur le sound design.
    A noter au passage que pour parfaire l’adéquation de la musique et de l’image Sergio Leone allait jusqu’à diffuser la musique de Morricone lors du tournage pour accorder le rythme et l’ambiance des scènes filmées.

    La collaboration avec Sergio Leone ouvrira à Morricone la voie à d’autres collaboration dans le genre du western avec lequel il demeure irrémédiablement associé. Citons par exemple, Sergio Sollima pour qui il écrira la partition de La Cité de la Violence avec Charles Bronson et dont Tarantino reprendra des extraits dans Django Unchained. Le film sera d’ailleurs le premier pour lequel Morricone écrira une musique originale, le réalisateur avait depuis Kill Bill l’habitude de citer ses œuvres issues d’autres films. Tarantino et Morricone collaboreront finalement sur The Hateful Eight qui vaudra au compositeur son unique oscar après six nominations. A noter que ce film utilise également de la musique écrite pour l’Exorciste II et The Thing.

    A titre personnel, Ennio Morricone restera toujours associé à mes plus anciens souvenirs de cinéphile ou de mélomane aux côtés de Leone, Hitchcock ou de Williams. Qu’il s’agisse d’avoir gravé des images/mélodies indélébiles dans ma mémoire ou pour avoir cultivé mon intérêt pour la musique. J’ai en effet passé d’innombrables nuits à écouter et transcrire à l’oreille ses compositions, en étant parfois perplexe quant au caractère très évocateur et polyvalent de ses mélodies. Ou comment certaines de ses compositions comme Chi Mai ont pu se rendre inséparables de leurs réutilisations comme dans Le Professionnel.

     

     

     

     

     

     

     

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  9. Depuis quelques années, la Maison de la Radio dédie quelques concerts de la saison à la musique de films. Après avoir rendu hommage à Michel Legrand ou Alexandre Desplat, la saison 2020-2021 met à l'honneur Howard Shore.

    Rendez-vous à prendre les 16, 17 et 18 avril prochains pour un programme composé de créations françaises ou d'œuvres écrites pour le cinéma avec notamment:

    • Le Seigneur des Anneaux
    • La Mouche
    • Ed Wood

    Les effectifs conséquents du Philharmonique, du Chœur et de la Maitrise de Radio-France seront invoqués à l'auditorium de la Maison de la Radio. C'est à dire une salle à l'acoustique excellente et au décor agréable.

    Plus de détails par ici:

    Vraisemblablement il ne devrait pas y avoir de projection de films la musique sera présentée sous formes concertante ou de suite. Le programme diversifié et les nombreuses œuvres jouées pour la première fois en France sont autant de bons arguments pour se laisser tenter. D'autant que les tarifs des billets sont plutôt généreux.

  10. Au tour de Zodiac, de David Fincher, qui était sur ma liste depuis de nombreuses années. Peu à écrire sur le sujet, le film est globalement bon et son esthétique m'a par instants évoqué Collateral.  Les acteurs sont convaincants mais à mon sens la réalisation ne parvient pas à instaurer le suspens ou la tension que l'on attendrait de l'intrigue ou de certaines séquences. Je crois toutefois discerner une volonté de rester dans un certain "réalisme", dans le sens où les personnages ne sonnent jamais en tant que tels et m'étaient crédibles. Dis autrement je crois que, à l'exception de celui de Robert Downey Jr, aucun des personnages ne m'a donné l'impression de jouer un rôle. La mise en scène de Fincher est par ailleurs très fluide et propose de très beaux plans.

  11. J'ai vu Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Le film était dans ma liste depuis quelques années, et faisait partie des trois films de la réalisatrice que je voulais voir avec Virgin Suicides et Lost in Translation. Des trois, il est probablement le plus accessible dans le sens où la structure est très linéaire et le ton est globalement plus léger.

    La justesse du ton, aussi bien au niveau de la réalisation que du jeu de Kirsten Dunst est appréciable dans le sens où il sait trouver le juste milieu entre la retenue attendue d'une Dauphine de France et l'émotivité que devraient déclencher les chagrins qu'elle traverse. Cette justesse s'exprime par une certaine pudeur, notamment lorsque Marie-Antoinette perd son troisième enfant et qui est simplement présentée au travers du portrait officiel de la reine et son actualisation: un portrait avec la couche du nouveau né, sitôt accroché et remplacé par le même tableau où la couche est vide. Le plan suivant enchaîne sur le cercueil du nouveau né que le cortège emporte. Un minimalisme quelques peu cruel si on le compare au détail accordé à des événements anodins.

    Si certains pourront arguer que le film sonne un peu creux, en dehors des belles images, et épingleront quelques anachronismes et libertés, j'ai pour ma part passé un agréable moment. Comparativement à d'autres films de Sofia Coppola, il est probablement anecdotique mais serait une bonne introduction à sa filmographie.

  12. John Goodman, que je n'avais vu jouer que des rôles comiques m'a vraiment convaincu dans ce film, idem pour Mary-Elizabeth Windstead que je n'avais jamais vue auparavant. A chaud le lien avec Cloverfield m'était apparu comme très artificiel, et j'ai lu après coup que le scénario avait été réorienté pour l'y relier. Donc je ne sais trop qu'en penser, au delà du fait que j'ai détesté la fin.

  13. Personnellement j'ai plaqué mon job et ai terminé mon préavis. Le calendrier du déconfinement s'est plutôt bien aligné avec ma recherche de poste, dans le sens où j'ai pu faire mes premiers entretiens en personne au bon moment. Ce que je retiens de cette expérience, c'est que la crise sanitaire a été un révélateur sur la personnalité de mes anciens collaborateurs et sur leurs qualités/défauts humains. J'espère signer mon prochain poste au plus vite, mais le soulagement ressenti quant à avoir quitté l'atmosphère anxiogène dans laquelle je baignais depuis plusieurs mois est indéniable. Je déplore l'effet aggravant que la crise sanitaire a eu, mais je suis convaincu d'avoir fait le bon choix.

  14. Une décennie plus tard et au détour d'une recherche, me voici à relire mes propres lignes alors que je cherchais certains numéros de la collection. Voici donc un complément par rapport à ce que j’écrivais plutôt.

    La collection compte aujourd’hui 40 volumes et pioche allègrement dans le répertoire symphonique, concertant et lyrique. Optant tantôt pour des gravures bien connues (majoritairement dans les captations studio EMI, puis chez Deutsche Gramophone peut-être ?) ou plus confidentielles (captations de festivals, concerts). Les choix dans les multiples gravures disponibles semblent privilégier la mise en valeur de captations les moins célèbres. Par exemple, le volume dédié à Carmen opte pour une captation d’un concert viennois de 1954 avec Simionato dans le rôle-titre, là où la captation studio avec Price est plus connue, en plus d’offrir des moyens techniques et une distribution supérieurs. Dans l’ensemble ce choix éditorial s’avère toutefois intéressant puisqu’il met en lumière des interprétations d’un intérêt certain ou rappelle que Karajan a eu des collaborations plus ou moins inattendues (concert de mai 1957 avec Gould sur le 3ème concerto de Beethoven). Il est difficile de dire si les choix éditoriaux visaient à valoriser les œuvres ou l’artiste, en raison des choix des gravures ou des notes de Alain Duault qui se concentrent davantage sur Karajan que sur les œuvres. La cohérence éditoriale n'est pas toujours évidente. Par exemple pourquoi rééditer la Symphonie Fantastique captée en 1954, la plus « idiomatique » des gravures de Karajan et non l’une des versions berlinoises de 1964 ou 1976 où le style du chef est proéminent ? Même question pour le choix de Madama Butterfly, captée en 1955 avec Callas, alors que la captation avec Freni en 1974 lui est préférable pour le seul rôle-titre.
    Force est de constater également que Karajan n’est pas le meilleur interprète des œuvres retenues, même s’il n’en demeure pas un choix pertinent du fait de ses choix artistiques forts et parfois contestés.

    Fallait-il se focaliser sur l’artiste et éditer ses gravures les plus emblématiques, quitte à se répéter face aux autres éditeurs, où à l’inverse se focaliser sur les œuvres et étendre le choix des interprètes ? À mon sens, le point faible de cette collection réside bien dans les livrets qui auraient bénéficié d’un volume plus important en contextualisant mieux chacune des œuvres.

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